mercredi 30 mars 2016

Castres/Toulouse et Nonancourt/Allaines même combat

On avait le sentiment que nos énormes difficultés avec le pouvoir des affaires de concession était un cas particulier propre à un projet qui ne l'était pas moins, ce qui justifiait les appétits extraordinaires dont on observe les inépuisables manifestations depuis 2009. Or dans une très belle lettre du 31 juillet 2014, Madame Sabine Mousson, Maire de Teulat, expose au Préfet de Région Midi-Pyrénées, ce qui ne va pas dans le projet Castres/Toulouse.

En voilà quelques extraits :

"Nous ne pouvons pas accepter le projet  que vous vous apprêtez à retenir et qui impacte au pire, et sans qu'en soit tiré aucun bénéfice, toutes les communes concernées, les terres et exploitations agricoles, les habitants et riverains, ainsi que tous les usagers de la RN126. Ce refus est d'autant plus légitime que l'intérêt socio-économique du projet autoroutier pour la collectivité n'a toujours pas été démontré, et ce après 7 ans d'études !

Notre démarche n'est pas un obstacle au développement du sud Tarn, mais une alerte pour remettre à plat un projet inadapté. La présentation orientée faite du projet est aggravée par l'absence de transparence sur au moins 3 éléments majeurs :
- Ce n'est pas un tracé de référence que vous allez retenir pour l'enquête publique, mais un fuseau de 300m dans lequel le concessionnaire choisira le tracé final qu'il souhaitera, sans aucune forme de concertation.
- C'est un retour en arrière de plus de 15 ans pour les riverains et le majorité des usager de la RN126 compte tenu des échangeurs et des péages.
- Ce sont les collectivités qui devront prendre en charge tous les surcoûts du projet autoroutier.

C'est pourquoi nous demandons à disposer des éléments d'études (coûts et trafic réactualisés, modèle d'estimation de la subvention d'équilibre, modèle de calcul du bilan socio-économique) destinés au dossier d'enquête publique, 3 mois avant le démarrage de l'enquête publique."

Ne semble-t-il pas qu'en perdant son indépendance financière l'Etat ait jeté le public, c'est à dire le peuple, à la merci de concessionnaires et de leurs technocrates.

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