Titre du rapport : RN 154 - Accélération de l'aménagement à 2x2 voies par recours à une concession autoroutière.
Il s'agit d'un rapport de 76 pages et 52 illustrations (cartes, tableaux et figures), sous-titré "Évaluation socio-économique".
On y lit en introduction que l'objet de l'étude est le diagnostic et l'évaluation globale du projet. Il est précisé que le rapport propose une évaluation socio-économique du projet de mise en concession sous deux angles :
- une évaluation globale pages 9 à 47
- une évaluation des échangeurs pages 49 à 76.
On observe que c'est "par recours à une concession autoroutière" que l'on projette de réaliser "l'accélération de l'aménagement à 2x2 voies", et que l'évaluation socio-économique porte sur le projet de mise en concession autoroutière. Or, à l'exception de quelques mentions pages 6 et 7 du rapport, la question du cadre et des conséquences socio-économiques de la mise sous concession autoroutières n'apparaissent dans aucune des 69 pages restantes du rapport dont c'est pourtant l'objet. Sauf cependant à la notable exception de la page 20 où on évoque avec discrétion, mais sans la nommer, la mise en concession par des formules du genre : le passage d'une infrastructure gratuite à une route à péage pourrait soulever la question du consentement à payer ; ou le risque présenté par le passage à un axe à péage est donc l'exclusion d'une marge de population du secteur Nord.
Tout ce qui pourrait ressembler de près ou de loin à une évaluation socio-économique permettant de juger de l'opportunité réelle du projet, c'est à dire du coût en investissements et en impôts futurs, est délibérément ignoré.
Il faut aussi noter, page 7, le constat que le projet porte sur trois points cruciaux :
- au Nord-Ouest le contournement de Nonancourt, St Rémy, agglo de Dreux
- au centre le contournement de Chartres
- au Sud-Est le raccordement à l'A10
Cela ressemble fort à l'analyse de la Commission 21 qui n'avait qualifié d'urgent que le premier ; cela rendait la nécessité d'une véritable analyse socio-économique indiscutable par tout autre que des élus aux motifs secrets (puisqu'ils n'en parlent pas).
Ne pas manquer (juste pour se détendre un peu) le commentaire (page 22) sur le tourisme à Chartres : "Il faut souligner que Chartres part de loin". Ben oui, le treizième siècle, ça fait un bail.
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