Apparue dans la charte de la concertation, l'évaluation socio-économique a beaucoup tardé à exister dans la vie de l'aménagement de la RN154-RN12 ; ce n'est guère qu'en 2015 qu'une étude ignorant superbement les aspects financiers des investissements en général et de celui-là en particulier, s'est parée de cette qualification très abusivement.
Fort heureusement, l'Etat, qui continue d'exister même si ses serviteurs le négligent quand ils ne l'ignorent pas, avait produit le décret n° 2013-1211 du 23 décembre 2013 relatif à la procédure d'évaluation des investissements publics, dans lequel il les instruit de ce qu'ils ont à faire sur ce sujet.
Dans son article 2, il précise que l'évaluation socio-économique préalable a pour objectif de déterminer les coûts et bénéfices attendus du projet d'investissement envisagé.
En particulier, il décrit aussi les éléments du dossier d'évaluation des projets d'au moins 20 millions d'euros hors taxe, et la nécessité d'une contre-expertise indépendante quand le projet atteint 100 millions d'euros.
Dans l'article 3, il est stipulé que le rapport de contre-expertise, qui est versé au dossier d’enquête publique, valide les hypothèses du dossier d'évaluation socio-économique et s'assure de la pertinence des méthodes utilisées.
N'est-ce pas magnifique d'évaluer aussi rationnellement un projet d'investissement de quelques 800 millions?
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