dimanche 17 juillet 2016

La concertation ministérielle (suite)

Notre crédulité naturelle nous a longtemps conduits à gober toute expression sortant de la vie ordinaire, comme "concertation ministérielle" qui pourtant, d'après tous les textes y relatifs, n'est jamais évoquée, car l'idée même de concertation concerne les citoyens et pas seulement les ministres, ou comme l'expression "Pour suite à donner" qui évoque tellement bien les suites administratives qui suivront qu'elle demande rarement des explications.
Mais il y a des cas où l'usage de ces expressions devient à elle seule un problème : tout d'abord, on découvre que "concertation ministérielle" appartient au langage diplomatique. On comprend bien pourquoi, quand on vous explique que dans une réunion internationale à laquelle participent de nombreux pays, il arrive que l'on demande aux ministres détenant un certain portefeuille  de  mettre au point une déclaration commune, alors il s'agit bien d'une concertation au niveau ministériel, que l'on peut abréger en concertation ministérielle. Rien à voir avec on ne sait quel aménagement routier français où un seul ministre est concerné.
De même, l'expression "Pour suite à donner", fait référence à des suites administratives tellement connues qu'il n'est pas jugé nécessaire, par le demandeur, sans offenser le destinataire, de les préciser. Par contre, on comprend mal leur emploi dans le cas de l'application des conclusions d'une commission sauf à contester la décision gouvernementale de la constituer.
Tout ceci étant placé sous la responsabilité du préfet de la région centre, on peut s'interroger sur les objectifs poursuivis par cet éminent représentant de l'Etat.

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