Dans une grande agglomération du département, on tenait une assemblée dont l'ordre du jour consistait à voter une texte autorisant à financer quelque chose en rapport avec la mise en concession de la N154.
Le Président menait le vote avec la fermeté qui lui est propre et appelait l'un après l'autre les votants pour entendre publiquement leur vote. Puis arrive le tour d'un maire qui explique que son conseil municipal est contre et qu'il ne peut donc donner son accord. Le Président lui dit que c'est lui qui vote et qu'il n'est plus temps de contester la décision. Le maire répète qu'il ne peut trahir sa parole avec les membres de son conseil. Alors, le Président élève le débat à un niveau scientifique inhabituel : Raisonnons par l'absurde, dit-il, s'il ne fallait rien payer, seriez vous encore contre ? Et le maire, têtu comme un beauceron, ne répond même pas.
Mais, Monsieur le Président, on raisonne par l'absurde quand il revient au même de choisir entre une solution et son contraire, mais choisir entre payer 10 ou ne rien payer, ce n'est pas le contraire, c'est simplement différent.
Notons qu'en dehors des mathématiques (et Euclide, le premier à en parler), les raisonnements absurdes, et non par l'absurde, sont une pratique usuelle du monde politique.
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